Le chant du cygne

L
E

n novembre 2012, on me diagnostique du myopathie. Un épilogue après 10 ans de douleurs étranges, mais cela ne marque pas la fin. J’ai l’étrange pressentiment que 2012/13 sera ma dernière saison. J’achète donc une caméra gopro pour immortaliser ces instants magiques en montagne. J’espérais encore que le déclin ne serait que progressif. Mon désir de maintenir ce qui avait été ma vie m’a fait suivre les avis des neurologues. Une erreur lourde de conséquence puisque les traitements lourds ont hâté le processus de déclin physique.

Acte I : 9 décembre 2012, pointe Ronde

Grosse bavante dans mon jardin. Dans le Anceyland, la pointe Ronde est souvent une promesse de grosse poudre sur tout son parcours. Revers de la médaille : il y a beauoucp de monde aussi. S’y trouver seul et dans une paysage vierge de traces m’est arrivé très peu de fois. Miracle de ce mois de décembre 2012, il est tombé beaucoup de neige, il n’y a pas de trace, et en dépit d’une grosse fatigue que l’effort de la montée a accentuée, j’ai encore l’énergie suffisante pour apprécier la descente.

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Acte II : 9 et 22 décembre 2012, Valerette (depuis les Giètes)

C’est sans doute un des sommets les plus parcourus dans la région lémanique. Au fil des années, la fréquentation s’est fortement accrue en sorte que le sommet est même skié lors des chutes de neige. C’est un magnifique belvédère sur le Chablais, et il est agréable de voir le lever du jour depuis le sommet.

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Acte III : 3 janvier 2013, le Tarent

Le Tarent est un des plus sympathiques sommets des Alpes vaudoises. Lui aussi est très fréquenté, mais il est possible d’y tracer encore.

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Acte IV : le couloir des Trois Merles

Si le vallon du Mauvoisin sous la Cime de l’Est est austère, il est aussi la promesse d’un grand ski dans un environnement sauvage et alpin. Le couloir des Trois Merles ne se découvre qu’à la fin. Il est défendu par une méchante barre rocheuse, parfois en fort mauvais état selon les conditions d’enneigement et l’activité avalancheuse. Déboucher sur la crête sommitale au soleil est une belle récompense. La descente en est une autre.

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Acte VI : 9 février, Valerette (depuis Vérossaz)

La face est de Valerette est une course sympathique. On peut déboucher au sommet quand les conditions sont bonnes. Mais quand il y a beaucoup de neige comme ce samedi 9 février, il vaut mieux s’arrêter à l’antécime et bien examiner le terrain. On peut y trouver une grosse poudre et y tracer de belles lignes.

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Acte VII : 10 février, Col de Chaudin

Le col de Chaudin au-dessus de Miex est moins couru que le lac de Taney et le grand mont qui le domine (le Grammont). Les journées de grande forme, j’aimais continuer jusqu’aux Cornettes de bise. Quand j’étais pressé par le temps, le col de Chaudin réservait déjà une belle descente.

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Acte VIII : 13 février, Teysachaux

Ah, le Teysachaux, sommet sans doute le plus parcouru dans la région lémanique. Il faut dire que le parcours final sur l’arête est esthétique, que les pentes sont pile poil ce qu’il faut, et que les conditions d’enneigement sont souvent bonnes. Lui aussi a été victime de son succès. Après quelques jours de beau, le versant ouest est un champ de bosse.

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Acte IX : 17 février, antécime de la Gummfluh

Le vallon de la Torneresse au-dessus de l’Etivaz est très intéressant pour le skieur. Parcours bucolique dans le fond de vallon, jolies forêts, et pentes parfois un peu plus soutenues dans le haut. Les alpages du col de Jable sont peu fréquentés (bien moins que la Tête à Josué ou le Cape au Moine). C’est un versant ouvert et assez ensoleillé. Il est difficile d’y trouver de la bonne neige tout le long, mais la tranquillité y est assurée.

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Acte X : 16 mars, Pointe de Pré Fleuri

Le vallon d’Euzanne offre plusieurs parcours intéressants (col des Pauvres et pointe de Savolaire sont les plus connus). La pointe de Pré Fleuri (un nom bien étrange car pour y être passé l’été cela n’est guère fleuri) offre un point de vue saisissant sur Euzanne, la vallée du Rhône, la cime de l’Est, et les Dents de Morcles.

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Acte XI : 23 mars 2013, Pointe des Savolaires

Le couloir de la pointe des Savolaires est devenu à la mode. Sans grande difficulté, mais avalancheux, il offre de bons moments dans un cadre grandiose.

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Acte XII : 4 avril, Vanil Carré

J’ai peu fréquenté les Préalpes fribourgeoises. Pourtant, des sommets comme le Vanil Carré en dépit d’un départ très bas en altitude (moins de 1000 m) valent le détour, surtout les jours de grande poudre.

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Acte XIII : 14 avril, Tête de Chalin

Une course tout en longueur, en dévers, et sans grande possibilité à la descente, mais quel cadre !

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Acte XIV : 18 avril, mont de Grange

Sommet bien individualisé du Chablais, le mont de Grange souffre surtout de sa proximité avec la station de Châtel.

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Acte XV : 20 mai, val Ferret

Fin de saison dans le Val Ferret, avec une montée à l’aiguille des Angroniettes et l’arête des Éconduits.

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Acte XVI : 6 juin, Œil de bœuf

Joli sommet au-dessus du lac d’Émosson. Solitude garantie par rapport à ses voisins. Le bas est délicat, cela ne passe pas toujours. La traversée du lac d’Émosson même à sec peut être délicate.

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Acte XVII : 30 juin, Tour Salière

Fin de saison sur ce sommet emblématique au-dessus du lac d’Émosson. J’avais échoué juste avant la (très longure) traversée depuis le barrage d’Émosson à cause des chutes de neige. Cette fois-là, j’ai pu bénéficier d’un bon enneigement en altitude et un passage déneigé au Pas d’Encel.

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